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le serment

le serment
Re: le serment
Auteur: diene
Date: 01-09-2006 12:02

Bonjour krissa

J'ai conseillé a ma soeur de lire les couleurs de la conscience
Elle en a meme pleuré,
La je ne peux m'empecher de faire un tour chaque matin sur sentoo pour voir si tu as commencé un nouveau roman
C'est avec joie que j'ai vu que mon souhait s'est réalisé
Merci
Nous suivons le roman de tres prés

Bonne continuation

25-30

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Re: le serment
Auteur: krissa
Date: 01-09-2006 12:14

- Merci, Docteur.
- Au revoir, Maître.

A la maison,le téléphone sonna.

Ah, bonjour Mademoiselle Bâ, je devine que c'est le patron qui m'appelle. Oui,je ne quitte pas.

- Ca va !
- ..........................................
- Je ne sais pas ce qui m'arrive.
- ..........................................
- Mon portable est déchargé depuis hier.
- .............................................
- Non, j'ai faim, j'ai chaud, je suis crevé, je n'ai plus de véhicule, j'ai sommeil, mon fils est malade.
- .............................................
- Non, rien de grave, j'ai besoin de dormir un peu pour me retaper.
- ................................................
- Non, cet après midi, ce n'est pas possible. D'ailleurs j'ai déjà dit à Mademoiselle Bâ d'annuler mes rendez-vous.
- ..............................................
- Oui je sais, mais je ne pouvais pas faire autrement.
- ................................................
- OK, je prendrai les audiences demain. Je passerai très tôt au cabinet pour préparer les dossiers.
- ...................................................
- A demain.

Il raccrocha le téléphone et appela la domestique.

- Astou, Astou ? S'il te plaît, va m'acheter ces médicaments avant le réveil de Abib. A ton retour, prépare-moi quelque chose à grignoter avant le dîner.

Il partit couvrir Abib dans sa chambre et revint se coucher sur le canapé.

Au moment où Morphée allait le prendre dans ses bras, le téléphone sonna encore.

- Allo.
- ............................................................
- Ah, c'est toi Marième ça fait un bail !
- ............................................................
- C'est vrai, il était déchargé.
- ...............................................................
- Oui, il n'y a pas de problème, appelle ma secrétaire et elle te donnera rendez-vous.
- ..................................................................
- Aujourd'hui ? Tu as reçu une assignation pour demain ?
- .....................................................................
- Alors, rien n'urge, fais comme je t'ai dit, s'il te plaît.
Aujourd'hui c'est trop serré pour moi. Et puis je suis déjà à la maison et je ne peux plus sortir.
-...................................................
- Non, arrête ton char, je suis seul.
-...........................................................................
- Quoi tu viens tout de suite ? Non, écoute Marième, écoute s'il te plaît.
-.....................................................................
- Elle a raccroché.

Il entendit un bruit derrière lui et fit instinctivement volte face.

- Ah ! c'est toi Astou, j'avais oublié que tu était allée à la pharmacie. Merci pour les médicaments ; tu peux les poser sur le guéridon en attendant le réveil de Abib.
- Tu le surveilles de temps en temps, moi je vais aller m'allonger un peu dans ma chambre.

Sitôt dit sitôt fait.

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Re: le serment
Auteur: krissa
Date: 01-09-2006 12:30

Mais cette fois Morphée a préféré lui envoyer de images plutôt que de venir elle même.

Le juge des référés, le Bâtonnier Albert, sa commission d'office, son éventuelle citation à comparaître devant le Conseil de l'Ordre, les sabots sur les roues de sa voiture, son fils malade, sa faim, son stress, ces trous comme des puits sur la chaussée, ces ordures et ces odeurs pestilentielles ...

Quand Astou frappa à sa porte, il sursauta en sueur et e ressaisit.

- Entrez.
- C'est moi Maître, vous avez de la visite.
- Qui est ce ?
- Elle s'appelle Marième.
- Où elle est ?
- A la porte d'entrée.
- Il réfléchit un peu et dit.
- Fais la entrer au salon, j'arrive.

Il se leva difficilement du lit pour aller se débarbouiller dans la salle de bain.

Il se regarda longuement dans le miroir et ne savait pas quoi penser de lui.

- Bonjour, Marième.
- Bonjour, Pape Sidy.
- Comment ça va ?
- Ca va bien.
- Alors, si ça va bien, pourquoi as-tu tenu à me voir coûte que coûte aujourd'hui, chez moi et à cette heure ?
- Rassure-toi, je ne viens pas m'inviter à dîner.
- Mon dieu, j'avais oublié de dire à Astou que j'attendais quelqu'un à dîner parce que je savais que tu pourrais être là à vingt heures. Mais heureusement, j'ai un repas froid dans le frigo.



Message modifié 06-09-2006 17:15

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Re: le serment
Auteur: krissa
Date: 01-09-2006 13:23

- Non merci, je n'ai pas faim. J'ai l'impression que ma présence te dérange.
- Non, ne fais pas attention, je suis fatigué c'est tout.
- Et Abib, il va bien ?
- Oui , il va bien, il dort.
- Qu'est ce que je peux t'offrir à boire ?
- Rien, merci.
- Allons, arrête des caprices. Je vois que tu n'as pas changé.
- Astou, Astou, donne nous deux verres de jus de fruit dela passion s'il te plaît.
- Alors, comment va la vie ? Je constate que tu es toujours charmante et resplendissante.
- Arrête, tu n'as jamais voulu de moi.
- Non, ne dis pas ça.
- Je ne fais que constater une vérité évidente.
- Tu sais, je n'ai toujours pas oublié le jour où ton père m'a appelé pour me dire : « ............... je ne donnerai jamais ma fille en mariage à un Avocat parce que tous les Avocats sont des menteurs.
A leur mort, ils seront enterrés le front contre la terre et iront tout droit en enfer ». Tu n'as pas oublié ça j'espère ?

- Non, mais mon père ce n'est pas moi.
- Bon, ne parlons plus de ça parce que tu m'as oublié avec François et des échos qui me reviennent, vous êtes bien ensemble. Tiens comment va t-il ?
- Mal.
- Mal ! Pourquoi ?
- C'est à cause de lui que je suis venue te voir.
- Il est malade ?
- Non !
- Vous vous êtes séparés ?
- Non !
- Alors que se passe t-il ?
- Il doit être jugé pour meurtre par la Cour d'Assises.
- Bon Dieu !
- Quoi ? Tu ne veux pas le défendre ?
- Non, je n'ai pas dit ça.
- Si, parce que tu as été son rival malheureux et que mon père le préférait à toi.
- Non, tu sais bien que pour moi tout cela est de l'histoire ancienne. Alors parle-moi de l'affaire.
- Mais je t'ai déjà dit qu'il doit être jugé pour meurtre.
- Oui, mais il est coupable ou non. Qui a t-il tué ?
- Je ne sais pas s'il est coupable ou innocent.
- Comment tu ne sais pas. Tu ne l'as pas vu ?
- Si, je viens de la prison comme ça. Je t'ai appelé tout à l'heure à la sortie de la prison.
- Alors, si tu l'as vu, il t'a bien dit s'il est coupable ou innocent.
- Oui, il m'a dit qu'il est innocent.
- Alors, pourquoi tu ne me le dis pas ?
- Je ne sais pas.
- Comment tu ne sais pas ? Tu ne le crois pas ?
- Je ne sais pas.

ELLe fondit en larmes, puis en sanglots interminables. Il s'approcha d'elle, se mit sur le bras du fauteuil où elle était assise pour la consoler.
- Calme-toi, Marième. Les larmes n'ont jamais réglé un problème. Les larmes, c'est toujours four la fin d'un combat. Alors, pleurer maintenant, c'est capituler. Si tu veux que je t'aide, j'ai besoin de te savoir forte et déterminée. Viens, tu vas te laver la figure et puis on va parler calmement.
# Posté le mercredi 11 octobre 2006 08:46

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